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En route vers l'entreprise industrielle agile

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Comme tous les vendredis, l’équipe est sur le point de se réunir pour évoquer les projets. Et comme tous les vendredis, Ils savent déjà qu'ils ressortiront de cette réunion avec le sentiment de ne pas avoir les moyens de réaliser leur job. Les projets n’avanceront pas aussi vite que souhaité.

Pourtant, tout a plutôt bien commencé. Les équipes sont suffisamment structurées et créatives, formées à la gestion de projet et avec une vraie implication. Alors que se passe-t-il ?

“Alors, on y va ?”

Interrompu dans ses pensées, Erwan prend les éléments de son jalon de projet et rejoint les autres dans la salle... Il sait déjà que le moment va être difficile. Ce n’est pas faute de vouloir faire avancer les choses. Et en même temps, il sait qu’aucun des acteurs des projets ne saurait être tenu pour responsable.

“Ce processus est trop peu efficace” pense-t-il tout haut. “On essaye de faire coller un modèle “idéal” à une réalité terrain qui l’est beaucoup moins”.

En tant que pilote de processus, Erwan sait ce qui coince. Et les deux chefs de projets qui travaillent à ses côtés en sont bien sûr aussi conscients. Pour être efficace, un processus nécessite un suivi et une implication de ses acteurs. Mais il est difficile de mobiliser les personnes sur des actions qui ne sont pas directement liées à leur activité quotidienne.

“Je me rappelle encore cet auditeur venant évaluer notre processus. Ça m’a un peu refroidi, lance-t-il.

— Oui, lui répond Clovis, voila un gars apparemment pointu dans le domaine de la gestion de projets, et qui vient nous avouer qu’il était content d’être passé auditeur.

— Qu’est-ce qui se passe ? Vous ne venez pas au point ? lance Tom en rentrant dans le bureau.

— Si, si, on y va. On était juste en train d’évoquer notre dernier audit.

— Ah oui, je me rappelle. On a été bien évalué non ? L’auditeur a été très impressionné par ce que nous avons mis en place.

— Écoute, si on s’en tient à cela, on peut être fier du travail qu'on a abattu. Mais est-ce que la réalité du terrain ne t’évoque pas autre chose ?

— Si, bien sûr. Je dois t’avouer que nous deux, on en a un peu assez de porter les projets à bout de bras. Imagine que l’un de nous arrête de relancer des actions sur un projet, il partira aux oubliettes. Si c’est ça un travail de groupe projet…

— C’est pour cela que la vision de cet auditeur, qui prend les projets comme quelque chose de pénible, et qui en même temps trouve que l’on est bon, ça pousse à se poser des questions.

Tous les trois, nous sommes conscients que l’on peut bien mieux faire, mais ce n’est certainement pas avec la gestion de projets qu’on a mise en place. On a fait énormément de choses ensemble mais là je crois qu’on est arrivé à la limite du système.

Ce dont je rêve, c’est d’arriver à améliorer ce processus dans les mêmes proportions que ce que l’on a déjà réussi à faire avec les autres processus que ce soit en production ou en maintenance.

— Eh bien, beau challenge. Si on y arrive on se fait une bonne bouffe tous les trois.

— Bon, c’est pas tout ça, mais on est attendu. Pour une fois que l’on a un taux de présence élevé” plaisante Clovis.

Ils s’engouffrent dans le couloir pour rejoindre leurs collègues à cette réunion d’avancement de projet, convaincus tous les trois qu’ils allaient bientôt contribuer à de gros changements…

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